Burn-out d’un collaborateur : comment réagir ?

L’un de vos collaborateurs montre des signes d’épuisement ou d’anxiété inhabituels. Il est continuellement débordé, irritable. Il se déprécie, s’isole… Ces manifestations peuvent être l’expression d’une souffrance liée au burn-out. Pour l’encadrement et les ressources humaines, il est souvent complexe de repérer, puis de réagir en de telles circonstances.

Pour vous accompagner, Envies RH vous propose de commencer par le commencement : comprendre le burn-out, ses conséquences et ses causes. De cette compréhension, découleront des pistes d’action bénéfiques à l’ensemble du collectif de travail : le collaborateur concerné, ses collègues, son encadrement, les ressources humaines… et donc bénéfiques à l’entreprise !

 

Qu’entend-on par burn-out ?

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, se manifeste à travers une dégradation de l’état de santé physique, émotionnel et mental. Il touche plus favorablement des personnes très engagées dans leur métier, qui finissent par remettre en question leur investissement, la valeur de leur contribution et le sens du travail accompli. Cette remise en question est liée à un conflit intérieur vécu comme insoluble : l’impossibilité de concilier les moyens dont disposent le collaborateur pour réaliser son travail, ses attentes personnelles en matière de qualité et les résultats attendus par son encadrement.

Ce syndrome n’est ni une vulnérabilité personnelle, ni une fatalité liée à un contexte professionnel inamovible. Il résulte de la « rencontre » entre une personne et une situation de travail. La bonne nouvelle ? Puisque certains déterminants viennent de l’entreprise et de son organisation, il est possible d’agir pour le bien individuel, comme pour le bien collectif.

 

Quelles sont les conséquences du burn-out ?

Le burn-out s’apparente à un cercle vicieux où chaque élément est tellement imbriqué aux autres qu’il paraît impossible de rompre le cycle infernal, ce qui a des répercussions sur la santé psychique, mais aussi physique.

Les conséquences psychiques sont nombreuses : diminution de la concentration, difficulté à prendre des décisions, trouble anxieux, dépression, insomnies… Elles doivent faire l’objet d’une attention soutenue puisqu’elles peuvent conduire à des conduites à risque : addictions, tentatives de suicide…

Le burn-out a également des impacts sur le plan physique : perte de poids, maux de tête, maladies cardiovasculaires, troubles musculosquelettiques, affections immunitaires…

Tous ces feux de détresse nécessitent de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence et d’analyser les causes pour mieux construire les solutions.

 

 Quelles sont les causes du burn-out ?

Toute difficulté s’installe sur un terrain propice. L’entreprise et son organisation peuvent, sans même s’en rendre compte, participer à l’émergence de facteurs de risque tels que :

  • Une surcharge de travail,
  • Une pression liée aux délais impartis, aux horaires élastiques ou variables,
  • Des objectifs mal définis et des moyens insuffisants pour les atteindre,
  • Des marges de manœuvre trop restreintes,
  • Des récompenses trop faibles,
  • Un manque d’équité,
  • Une difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle…

Quand un burn-out est constaté dans une entreprise, après la prise en charge de la personne concernée, une réaction en deux phases doit être mise en place.

 

Comment réagir en cas de burn-out ?

L’existence d’un ou de plusieurs cas de burn-out dans l’entreprise est un signal d’alerte fort qui doit engager l’entreprise dans une démarche en deux temps :

 

  1. Identifier les facteurs de risques qui ont conduit à une telle situation : il s’agit d’analyser l’organisation du travail. Cette démarche ne saurait être comprise comme la recherche d’un coupable. Il est davantage question de mener des investigations constructives pour préserver la santé de l’entreprise et de ses collaborateurs.

 

  1. Mettre en place une démarche de prévention prévue par l’article L. 4161-2 du code du travail : elle est destinée à empêcher l’aggravation de l’état de santé des personnes concernées et à endiguer la survenue de nouveaux cas. L’application de mesures concrètes en découle : veiller à la bonne répartition de la charge de travail, planifier le travail, renforcer le travail en équipe, constituer des groupes d’échanges de pratiques, veiller à une meilleure reconnaissance du travail accompli…

 

 

Une démarche volontariste de l’entreprise pour accepter, prendre du recul et agir est bénéfique à l’ensemble du collectif de travail. La dégradation de la santé au travail conduit à la dégradation des relations sociales, à un taux d’absentéisme élevé, au turn over et, en bout de chaîne, à une chute de la qualité des biens ou des services proposés par l’entreprise. Alors, prenez le taureau par les cornes !

 

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