COVID-19 & ENTREPRISES : des réponses adaptées pour une reprise apaisée

2 travailleuses sans visage

​Depuis mars 2020, les entreprises connaissent une situation sans précédent. Elles adaptent leur organisation, leur mode de production et leur management, en même temps que leurs collaborateurs sont confrontés à de nouveaux modes de travail, au chômage partiel et à une articulation vie personnelle – vie professionnelle complexe.

Ces bouleversements ne peuvent être ignorés : le confinement a bel et bien existé et laisse une empreinte économique, organisationnelle et psychique inédite.

Au sein des entreprises, il est impossible de nier les difficultés associées tant les enjeux sont importants : travailler efficacement ensemble tout en se préoccupant de chacun.

Des actions concrètes sont réalisables pour optimiser le retour en activité. En premier lieu, favoriser les échanges lève les incompréhensions et prévient les tensions (1). Ensuite, organiser des retours d’expériences permet d’avancer et d’anticiper de probables nouvelles crises (2). Enfin, des aides existent (3), il serait dommage de s’en priver !

  1. Des ateliers pour se comprendre et avancer ensemble

Nous avons tous affronté le confinement, mais chacun l’a vécu à sa manière en fonction de son contexte de travail, de son environnement familial et social, de ses difficultés personnelles…

Certains d’entre nous sont tombés malades, ont soigné ou perdu des proches. La rupture des contacts sociaux, la présence des enfants à la maison et les difficultés matérielles ou technologiques pour travailler à distance ont bouleversé nos habitudes. Notre rapport au travail a été modifié en profondeur : télétravail improvisé, travail sur site « en mode dégradé »… Certains ont connu un surcroît d’activité quand d’autres subissaient l’activité partielle avec son lot d’incertitudes et le sentiment d’inutilité souvent associé. Il existe autant de vécus que de personnes concernées. Par conséquent, l’état d’esprit de chacun est différent au retour dans l’entreprise, un retour par ailleurs source de nouvelles inquiétudes : mesures barrières à respecter, anxiété liée à une possible contamination sur le lieu de travail…

L’impact sur les relations sociales et l’organisation du travail ne peut être ignoré. L’encadrement et la direction ont tout intérêt à tenir compte de ces paramètres et à être à l’écoute de chacun afin de dissiper les ressentiments, les tensions, voire les conflits et de préserver le « travailler ensemble ». Ainsi, proposer un temps d’échange formel s’avère efficace pour apaiser la reprise. Cet appui du management peut prendre la forme d’ateliers composés de 10 à 12 personnes pour que chacun puisse s’exprimer. Il s’agit de partager les vécus et d’ainsi soulager les incompréhensions et le sentiment d’injustice de beaucoup.

Impulser le mouvement en s’accordant le temps nécessaire pour prendre le pouls des équipes permet de remettre en selle des collaborateurs violemment éjectés de leur monture et de réconcilier deux trajectoires : celle du salarié et celle de l’entreprise. Un pari gagnant-gagnant !

  1. Un retour d’expérience collectif et participatif

De nouvelles modalités d’organisation du travail se sont développées pendant la crise sanitaire. Si certains secteurs d’activité étaient prêts, pour d’autres la mise en place du télétravail notamment s’est imposée sans préparation préalable possible et a donc pu être chaotique.

Dans la perspective d’améliorer leurs pratiques et de se préparer à une situation similaire dans les mois ou les années à venir, les entreprises ont tout intérêt à organiser un bilan collectif et participatif pour comprendre ce qui a été mis en place, comment et avec quels effets aux niveaux  social, opérationnel et économique.

En pratique, il s’agit d’interroger et d’échanger avec des salariés, des managers, les services RH et les représentants du personnel, tout en étant précis sur l’objet du retour d’expérience et sa finalité : connaître, comprendre, analyser et en tirer le meilleur parti possible. Il ne s’agit en aucun cas de définir des responsabilités, ni de juger une personne ou une autre, un service ou un niveau hiérarchique.

Plusieurs angles d’étude sont envisageables :

  • Se focaliser sur des situations ayant posé problème ;
  • Examiner une activité clé de l’entreprise ;
  • Privilégier les sujets que les salariés ou leurs représentants souhaitent évoquer ;
  • S’intéresser à ce qui s’est fait différemment, certaines nouvelles pratiques pouvant être conservées et ancrées durablement.

Analyser la mise en place du télétravail peut, par exemple, être intéressant : la question à se poser n’étant pas simplement « Faut-il ou non le mettre en place de façon pérenne ? », mais « Au vu des tâches à effectuer, le télétravail est-il un mode d’organisation optimal ? ».

Un tel retour d’expérience représente un temps d’apprentissage précieux pour les entreprises : elles ont beaucoup à apprendre de ce qui s’est passé. Celles qui auront mené ce bilan seront plus fortes et plus armées, d’autant qu’instaurer un temps de dialogue en interne favorise l’expression des salariés et donc l’engagement et la reconnaissance.

  1. Des dispositifs d’aide à un accompagnement externe

Différents dispositifs d’aide institutionnels sont proposés pour préserver la santé des salariés, soutenir les entreprises et favoriser l’emploi et la reprise économique.

Ces aides étant par définition conjoncturelles, un recensement exhaustif n’est pas envisageable. Cependant, les services de l’État, les différents ministères, les collectivités territoriales, l’assurance maladie, les caisses de prévoyance, d’assurance retraite… sont mobilisés. Interrogez-les !

Différents types de soutien sont mis en place :

  • Subventions pour des investissements liés aux mesures barrières, à l’hygiène ou au nettoyage ;
  • Conseils sur l’organisation du travail, la prévention des risques, les relations sociales ;
  • Aides d’urgence pour des secteurs fragilisés tels que le commerce, l’hôtellerie, l’économie sociale et solidaire ;
  • Prêts d’honneur…

Pour bénéficier de ces appuis, votre Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels doit généralement être mis à jour depuis moins d’un an. Soyez vigilants, le code du travail impose également d’y notifier toute modification des « conditions de santé et de sécurité ou des conditions de travail ».

En outre, Envies RH accompagne votre reprise avec des prestations sur mesure construites en fonction de vos problématiques :

  • Santé, risques psychosociaux et qualité de vie au travail,
  • Organisation du travail,
  • Relations sociales,
  • Accompagnement des managers,
  • Gestion et développement des compétences…

 

La crise sanitaire impose de nombreuses remises en question. Elle bouleverse l’organisation du travail, modifie le principe de risque et influe sur les relations sociales. Ignorer ses conséquences pourrait se révéler délétère tant au niveau individuel qu’au niveau collectif et vous priverait de solutions efficaces et facilement mobilisables. Organiser des temps d’échange, une analyse des pratiques, solliciter des aides et bénéficier d’un accompagnement externe peut vous remettre sur les rails !

 

 

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