Climat social dégradé ou tension dans les équipes : se saisir de l’évaluation des RPS pour faire bouger les lignes dans les entreprises

2 ordinateurs portables sur table et 2 collègues au travail

Outre le fait de se conformer à une obligation légale et d’éviter les sanctions financières pour manquement au droit du travail, les entreprises ont tout intérêt à examiner les risques psychosociaux (RPS) en leur sein. Elles ont pourtant des craintes en termes de budget et de temps à consacrer, mais aussi vis-à-vis de leur réputation et de leur inexpérience en la matière.  

La peur se construit sur la méconnaissance. La méconnaissance des enjeux, des méthodes, des conséquences… Pour lever la méfiance et les appréhensions liées à la mise en œuvre d’une démarche d’évaluation des RPS, rien de tel qu’un examen minutieux des principales craintes formulées par les entreprises.

 

Crainte n° 1 : nuire à la réputation de son entreprise

Pour de nombreuses entreprises, évaluer les RPS revient à reconnaître qu’elles exposent leurs salariés à des situations à risque. Beaucoup d’entreprises préfèrent ignorer les potentiels risques et considérer qu’ils n’existent pas ou alors uniquement de façon individuelle, du fait de salariés plus ou moins « solides ».

Or les RPS concernent toutes les entreprises. Dès lors qu’une situation de travail existe, des risques psychosociaux en découlent. Comment ignorer que des patients agressifs peuvent insulter des soignants ? Comment imaginer que l’exercice d’une activité répétitive ne puisse influer sur la motivation des salariés ? Ou que les situations de harcèlement sont sans conséquences sur la santé ?

En réalité, l’entreprise, comme la société tout entière est confrontée au risque. Refuser de considérer une difficulté ne la fait pas disparaître. Bien au contraire…

Choisir de mener une démarche volontariste en matière de RPS, c’est choisir de prendre soin de son entreprise autant que de ces collaborateurs. Qui pourrait bien le reprocher aux entreprises ?

 

Crainte n° 2 : ne pas savoir s’y prendre

Votre entreprise fabrique les meilleurs croissants à 50 kilomètres à la ronde ? La mécanique automobile n’a aucun secret pour vous ? Vous maitrisez parfaitement le développement informatique ?

À chacun ses spécialités ! Et à chacun sa formation… Comme vous avez appris à pétrir la pâte, changer une courroie de distribution ou coder en JavaScript, le psychologue du travail a appris à identifier et prévenir les risques psychosociaux.

Le psychologue du travail place l’entreprise, l’organisation du travail et les personnes au cœur du processus. Il est en capacité de prendre le recul nécessaire. Il objective les situations complexes. Son accompagnement est méthodique et concret.

Sortir des interprétations et des ressentis, prendre du recul et objectiver les situations à risques sont des préalables indispensables à une démarche de prévention et de protection efficace et sereine.

 

Crainte n° 3 : le coût

Comme toute prestation, l’évaluation des risques psychosociaux par un professionnel a bien entendu un coût. Toutefois, le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est un document obligatoire qui doit prendre en compte les RPS. Sa mise à jour annuelle est essentielle et encore plus surveillée suite à la crise sanitaire liée au COVID 19.

En l’absence d’évaluation des RPS et de transcription des résultats dans le DUERP, l’entreprise s’expose à une contravention d’un montant forfaitaire de 1 500 €, porté à 3 000 € en cas de récidive.

Par ailleurs, si un accident du travail ou une maladie professionnelle survient, le salarié peut faire valoir une faute inexcusable de l’employeur.

Enfin, du fait de l’effet positif de la prise en compte des RPS sur le collectif de travail, d’autres coûts peuvent encore être réduits par une démarche efficace : les coûts induits par l’absentéisme, les malfaçons, le remplacement de salariés en arrêt de travail, la majoration du taux AT-MP de l’entreprise…

Finalement, s’acquitter de ses obligations légales et évaluer les RPS s’avèrent moins coûteux que d’ignorer le sujet.

 

Crainte n° 4 : le temps

Qu’il s’agisse de comptabilité, de déclarations sociales et fiscales ou encore du DUERP, prendre soin de son entreprise est chronophage. Se conformer à ses obligations en matière de prévention des risques psychosociaux prend du temps au même titre que préserver son entreprise du risque de redressement fiscal ou que veiller à sa trésorerie.

Le temps consacré à la démarche d’évaluation et de prévention des RPS peut être optimisé en s’appuyant sur un consultant extérieur. Ce consultant prendra le temps nécessaire, mais pas davantage. Son intervention permet également de gagner du temps à long terme puisqu’en prévenant les situations à risque l’entreprise évite, par exemple, certains conflits pour lesquels il est nécessaire de recevoir individuellement les collaborateurs concernés.

 

Évaluer et prévenir les risques psychosociaux est une démarche collective d’analyse des situations de travail et d’organisation du travail. Il n’est nullement question de mesurer un niveau de stress, de juger des comportements individuels ou des difficultés relationnelles.

L’étendue et la complexité du sujet conduit souvent les entreprises à s’entourer de prestataires fournissant des conseils et des solutions « prêtes-à-porter ». Mais, chaque entreprise est unique. Il n’existe donc pas de solutions universelles et intemporelles. Le consultant psychologue du travail guide l’entreprise vers une solution « sur mesure » en s’appuyant sur des méthodes concrètes et éprouvées. L’entreprise développe ainsi son propre « pouvoir d’agir ».

Prendre en compte les RPS favorise le « travailler ensemble » et produit donc une réaction en chaine au bénéfice de la performance. Conditions de travail, motivation des collaborateurs, productivité et notoriété en sortent grandies.

 

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