Prévention des Risques Psycho-Sociaux (RPS) : Envies RH s’engage!

travailleurs dans un open-space

Insécurité socioéconomique, sentiment d’inutilité lié au caractère « non essentiel » de l’activité exercée, modalités d’exercice de l’emploi fluctuant au gré des annonces gouvernementales… Les conséquences de la crise sanitaire liée au COVID 19 mettent les salariés et les entreprises à rude épreuve.

Les facteurs de risques psychosociaux se multiplient en temps de crise. Les RPS représentent un coût social et économique considérable. Pour lutter efficacement, il est indispensable de bien comprendre ce que recouvre le concept et les facteurs de risque à considérer.

La prise en compte des RPS ne saurait simplement être une mesure d’urgence. Elle doit s’inscrire dans une démarche de prévention primaire. Prévenir plutôt que guérir…

Envies RH invite les entreprises à se saisir de cette question en collaborant avec un consultant signataire de la Charte d’engagement « Prévention des risques psychosociaux ».

 

COVID & risques psychosociaux : une cohabitation périlleuse

La crise sanitaire met à mal la santé physique et psychique des salariés. Les groupes privés de protection sociale ne s’y trompent pas : ils anticipent l’impact de la crise sur leur activité et leurs dépenses. Malakoff Humanis a ainsi diligenté une étude dont les résultats sont sans appel. Depuis le début de la crise, trois grands facteurs de risques se sont dégradés :

  • L’intensité du travail
  • L’insécurité de la situation professionnelle
  • La qualité des rapports sociaux

Les attentes des salariés en termes de considération et de prévention sont fortes.

86 % des salariés attendent que la prévention et la santé soient intégrées à la stratégie de l’entreprise.

57 % regrettent un manque d’écoute de leurs managers.

La revue Challenges du 27/10/2020 relève également les difficultés rencontrées par les managers.

+ 30 % d’appels de managers sur les lignes d’écoute des cabinets spécialisés.

Les exigences physiques, psychiques et émotionnelles sont décuplées depuis mars 2020 : rythmes soutenus, insécurité, maîtrise des émotions complexes, perte ou dégradation des contacts sociaux… Quand la crise survient, les RPS sont encore plus tangibles pour les salariés comme pour leurs managers.

 

Comprendre les risques psychosociaux

L’article L. 4121-1 du code du travail impose à l’employeur de « protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Les risques physiques tels que l’exposition à l’amiante ou les troubles musculosquelettiques (TMS) sont facilement identifiables et difficilement contestables.

Mais qu’entend-on par risques psychosociaux ? Les RPS relèvent de trois catégories :

    • Le stress au travail est manifeste quand un salarié ressent un déséquilibre entre ce qu’il doit faire et les ressources dont il dispose.
    • Les violences exercées par des personnes internes à l’entreprise : tensions, insultes, dévalorisations, harcèlement moral ou physique…
    • Clients, usagers, patients… peuvent également exercer des violences dites externes : insultes, menaces, agressions…

Les RPS ne sont pas nécessairement intrinsèques à l’activité exercée. Ils se manifestent plus largement dans des environnements de travail propices. Les facteurs de risques agissent comme un terreau fertile. Ils comportent sept grandes familles.

    • Intensité et complexité du travail : rythmes soutenus, objectifs mal définis ou changeants, compatibilité des instructions, interruptions répétées…
    • Horaires de travail difficiles : horaires décalés ou fractionnés, disponibilité en dehors des horaires de travail…
    • Exigences émotionnelles : tension avec le public, exposition à la souffrance des usagers…
    • Faible autonomie au travail : marge d’autonomie amoindrie, impossibilité d’utiliser ses compétences ou d’en développer de nouvelles…
    • Rapports sociaux dégradés : manque de soutien des collègues ou de la hiérarchie, manque de reconnaissance, violences internes…
    • Conflits de valeurs : sentiment d’inutilité ou de ne pas être en mesure de produire un travail de qualité…
    • Insécurité de l’emploi et du travail : incertitudes liées à des changements stratégiques ou organisationnels, crainte de perdre son emploi…

Être exposé aux risques psychosociaux implique des souffrances individuelles et a des répercussions sur la santé sociale et économique des entreprises.

 

Prévenir plutôt que guérir

En France, le coût social du stress est évalué entre 1,9 et 3 milliards d’euros par an[1]. Les RPS génèrent du turn-over, de l’absentéisme, une dégradation de la productivité… Ils peuvent aussi avoir de lourdes conséquences : maladies cardiovasculaires, dépression, suicide…

Protéger les salariés et l’entreprise implique de combattre le risque en maîtrisant ses origines. Il est donc indispensable de déterminer les facteurs de risques propres à chaque entreprise afin de mettre en œuvre une politique de prévention efficace. Une attitude volontariste permet de réduire les risques, voire même de les éliminer.

La politique de l’autruche est fortement répandue sur le sujet. Mais refuser de le voir ou d’en entendre parler n’a jamais fait disparaître un problème. La prévention des RPS est un enjeu majeur pour la stabilité et la performance des entreprises.

 

Envies RH s’engage en signant la Charte régionale de prévention des RPS

Les facteurs de risques sont nombreux et multiformes. Pour les prévenir, il faut être en mesure d’analyser les pratiques, de repérer et lister ces facteurs, de déterminer des objectifs pour établir une feuille de route, de définir des actions, de suivre leur mise en œuvre et d’évaluer leur impact.

Autant d’éléments qui requièrent des compétences spécifiques, du temps et de l’expérience. Bénéficier d’un regard extérieur qualifié permet d’aborder la démarche plus sereinement et d’être certain de prendre le bon chemin.

Pour sécuriser la démarche des entreprises, le Comité régional d’orientation des conditions de travail Bretagne propose une Charte d’engagement liant des consultants « spécialisés RPS » et les principaux acteurs institutionnels en la matière : la Direccte, la Carsat, l’ARACT, la MSA et les Services de Santé au Travail.

En choisissant de signer cette Charte, Envies RH s’engage à structurer son accompagnement autour d’une méthodologie sûre et efficace, à participer au réseau ainsi constitué et à rendre compte de son activité auprès des préventeurs du réseau.

 

La crise sanitaire actuelle renforce les incertitudes et agit comme un catalyseur sur les risques psychosociaux. Les dirigeants soucieux de la pérennité et du développement de leur entreprise devraient changer d’angle de vue : la prise en compte des RPS n’est pas une charge, c’est un investissement. Puisqu’elle prémunit les entreprises de lourdes conséquences économiques et sociales, elle agit également sur leur trésorerie. Penser « Évaluation, diagnostic et plan d’action », c’est rentable ! Alors pourquoi s’en priver ?

[1] Étude de l’INRS – 2010

 

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